jeudi 21 novembre 2019

Revue Lacanienne n°20 : Du refus de savoir ?

Erès - Novembre 2019


Dès les années 1956, Jacques Lacan rapprochait l’opposition méconnaissance-savoir de la problématique platonicienne episteme-doxa, organisation d’un savoir valorisé, et sa forme dite dégradée ; il y reconnaîtra la structure du sujet dans le champ du politique.
Les modalités du refus de savoir recouvraient alors plus ou moins parfaitement les mécanismes de défense qui constituent l’essentiel de la clinique quotidienne du psychanalyste : mensonge, refoulement, déni, récusation, forclusion, passion de l’ignorance… Ces mécanismes se retrouvent encore dans l’espace social, tant au niveau individuel que collectif et doivent être interrogés au regard des derniers développements de la recherche de Jacques Lacan.
Nous assistons aujourd’hui à une inversion de ces valeurs : alors que les connaissances se développent sans fin, la question du savoir ne semble plus requise, voire même refusée pour déterminer notre rapport à la vérité. C’est peut-être à partir d’une telle constatation que Jacques Lacan propose en 1975 « un savoir-y-faire » avec le symptôme comme une des issues possibles de la cure, pointant ainsi une des limites de l’efficace du savoir et de la vérité dans la résolution du symptôme.
L’avènement de la méconnaissance comme norme sonne le glas de l’opposition jusque-là en vigueur, celle du vrai et du faux, qui gouvernait la validité des postulats bornant l’espace des semblants. Se creuse alors l’écart entre Réel du sujet et Réel de la science !
Le terme de refus de savoir engage une topologie complexe. Avons-nous affaire à l’irruption de nouvelles modalités du refus de savoir ? Ces modalités entraînent-t-elles dans la constitution de l’être parlant des modifications de notre clinique et de nos pratiques ?

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mardi 19 novembre 2019

Quarto, n° 123 : La réson du rêve

Ecole de la Cause freudienne - Novembre 2019


La conception du signifiant dans le dernier Lacan remet en question les fondations de son enseignement. Quelles conséquences pour le statut de l’inconscient ? Pour la pratique ? Pour l’interprétation des rêves ? Et pour la fin de l’analyse ?

Présentation

Ce numéro de Quarto se penche sur la conception du signifiant dans le dernier Lacan. Celui-ci a en effet ébranlé les piliers de son enseignement pour retrouver le Freud de L’Interprétation des rêves, qui fait du rêve une satisfaction hallucinatoire du désir. Les témoignages de passe démontrent par ailleurs comment le signifiant percute le corps, y compris dans le rêve. La trajectoire d’une analyse s’en trouve modifiée, le désinvestissement pulsionnel cède le pas au savoir y faire avec la jouissance.
Montrant la voie au psychanalyste, des artistes comme Joyce, Queneau, Mallarmé, Valéry, Ponge jouent de la motérialité de la langue, défaisant le sens pour cerner un vide.
Cette nouvelle clinique s’avance en prenant en considération la jouissance féminine, qui s’éprouve mais ne peut se dire. Y a-t-il une fin d’analyse proprement féminine ? Que devient le ravage dans la clinique psychanalytique de la féminité ?

• Deux leçons issues du cours de Jacques-Alain Miller Le Partenaire-symptôme.
• Le rêve en fin d’analyse : vérité ou réel ?
• Une mise au point sur la trajectoire d’une analyse – du fantasme au sinthome.
• Des témoignages d’AE et d’ex-AE concernant la passe « au féminin ».
• Des écrivains montrent la voie aux psychanalystes en faisant réson-ner la langue.

SOMMAIRE

Éditorial
Guy PoblomeL’orientation lacanienne

Jacques-Alain Miller : L’autre satisfaction – 1
Jacques-Alain Miller : L’autre satisfaction – 2

Lire Lacan
Concepts du dernier Lacan
Esthela Solano-Suárez : Sublimation et escabeau

Les enseignements de la passe
Pourquoi la passe ?
——Anne Lysy : Que devient la jouissance à la fin de l’analyse ? – Passe du fantasme / Passe du sinthome
La passe au féminin
——Bénédicte Jullien : Jouissance de la parole dans l’Autre-Absent
——Anne Lysy : La passe et le féminin
——Patricia Bosquin-Caroz : Féminité – Impasses et passes
——Anne Béraud : Passe et féminin – Du ravage à la solitude
Le rêve, index de vérité ou de réel ?
——Clotilde Leguil et Bénédicte Jullien : Argument
——Laurent Dupont : Introduction
——Anne Béraud : La morsure
——Marta Serra Frediani : « Un rêve, c’est un réveil qui commence »
——Bénédicte Jullien : Sortir les mots de la bouche
——Clotilde Leguil : Rêve, rivage, dénouement

Clinique psychanalytique de la féminité
Omaïra Meseguer : Ravages
Daniel Pasqualin : Ravages et protestations… féminines

« L’ébat de la langue »
Augustin Menard : Lacan avec Valéry – Au « Cimetière marin »
Ginette Michaux : Poétique lacanienne – « Le tout dernier Lacan » et la poétique de Mallarmé
Pierre Malengreau : La leçon de Francis Ponge
Yves Depelsenaire : Raymond Queneau et la chanson du néant
Marie-Françoise De Munck : L’effort du poète – À propos de Jacques Perry-Salkow

Entretien / Étude
Romeo Castellucci : Forcer la scène, par Bruno de Halleux et Marc Segers
Jean-Marc Josson : Le sinthome de Schreber


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lundi 18 novembre 2019

Bruce Fink : Le sujet lacanien. Entre langage et jouissance

PUR - Novembre 2019 - Clinique psychanalytique et psychopathologie


Ce livre présente la théorie radicalement nouvelle de la subjectivité trouvée dans loeuvre de Jacques Lacan. En guidant le lecteur avec lucidité et précision à travers le labyrinthe de la théorie lacanienne – et en présentant des notions centrales telles que l’Autre, l’objet a, l’inconscient structuré comme un langage, l’aliénation et la séparation, la métaphore paternelle, la jouissance et la différence des sexes – Bruce Fink fait preuve d’une connaissance profonde du travail théorique et clinique de Lacan. Tout en présentant la théorie lacanienne dans le contexte clinique, cher à Lacan, Fink présente une vue des plus équilibrées, sophistiquées, et pénétrantes de Lacan à ce jour – une source sans prix pour les initiés et les néophytes.

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samedi 16 novembre 2019

Jean-Jacques Tyszler : Actualité du fantasme dans la psychanalyse

Stilus - Novembre 2019 - Nouages


Le fantasme n'est pas que la petite scénette ou rêverie érotique à laquelle on pense. Ce mot clef permet de creuser un écart entre le sexuel proprement dit et la sexualité humaine. Le fantasme, fenêtre d'entrée sur l'ensemble du monde sensible, est également nourri et construit par les grands discours sociaux il se doit d'être constamment actualisé dans notre théorie pour ne pas verser dans un conservatisme ou une idéologie.

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dimanche 10 novembre 2019

Jean-Paul Descombey : La Psychiatrie sinistrée, toujours

L'Harmattan - Novembre 2019


Dès l'orée du XXIème siècle, la psychiatrie a connu ces dernières décennies, une véritable "Révolution psychiatrique" : pratique de secteur, psychothérapie institutionnelle, apports de la psychanalyse, psychopharmacologie, bouleversement des formations des psychiatres et des infirmières. Elle a subi depuis une régression sur toute la ligne ; matérielle, réduction des effectifs de personnels, régression culturelle sacrifiant les cliniques psychiatriques et psychanalytiques à la bible intelligente des Dictionnaires Statistiques de la Médecine (D.S.M.)

Jean-Paul Descombey, après des études de psychologie, est devenu psychiatre des hôpitaux, chef de service au Centre Hospitalier Général d'Orsay et au Centre Hospitalier Sainte Aime. Il est également psychanalyste, formé à la S.P.P. Il s'est consacré particulièrement à la clinique, à la psychopathologie et à la psychothérapie des alcoolismes.

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samedi 9 novembre 2019

L'information psychiatrique 2019/8 (Volume 95) : Clinique

John Libbey Eurotext - Novembre 2019


Page 603 à 604 : Joséphine Caubel - Psychoses émergentes : nouvelles du front | Page 605 à 607 : Joséphine Caubel, Vincent He-say - Un vent de changement : l’IEPAf ! | Page 609 à 617 : Camille Queneau, Hélène Poncet, Halima Zeroug-Vial - Idées et conduites suicidaires chez les migrants en situation de précarité : état des lieux régional des perceptions et ressources des acteurs de terrain | Page 619 à 626 : Dorottya Szikra, Rahmeth Radjack, Kossigan Kokou-Kpolou, Thierry Baubet, Marie Rose Moro - Traumatismes migratoires chez les mineurs non accompagnés en Afrique. Analyse des facteurs de vulnérabilité et d’adaptation | Page 627 à 633 : Georges Jovelet - De l’intérêt du concept d’angoisse masquée dans la clinique du sujet âgé | Page 635 à 651 : Fumie Todo, Dougoukolo Alpha Oumar Ba-Konaré, Marie Rose Moro - Étude qualitative de l’expérience des Japonais à Paris : entre ajustement et nécessaire adaptation | Page 653 à 660 : Marion Robin, Leslie Cassini, Xavier Cornac, Michel Pinardon, Corinne Polge, Simon Pommeret, Maurice Corcos - La psychothérapie institutionnelle, terreau d’intelligence collective | Page 661 à 666 : Nathalie Slootman, Sophie Raymond, Ivan Gasman - Paranoïa et dangerosité, à propos d’un cas | Page 667 à 671 : Marie-Odile Krebs - Le réseau Transition : une initiative nationale pour promouvoir l’intervention précoce des psychoses débutantes chez l’adolescent et l’adulte jeune | Page 672 à 678 : Alain Dervaux - Comment le cannabis peut favoriser les troubles psychotiques : conséquences, dépistage et prise en charge | Page 679 à 680 : - Agenda | Page 681 à 685 : Eduardo Mahieu - Bibliothèque du psychiatre | Page 686 à 687 : Joséphine Caubel - Analyse de livre | Page 688 à 689 : - Sélection de livres.

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vendredi 8 novembre 2019

Insistance n° 15 : Pourquoi la haine ?

Erès - Novembre 2019


Page 8 à 14 : Jacques Barbier - Liminaire | Page 15 à 17 : Jean Charmoille - « Insistution » | Page 19 à 31 : Alain Didier-Weill - Pour un lieu d'insistance | Page 33 à 35 : Alain Didier-Weill - La Weltanschauung nazie | Page 37 à 51 : Alain Didier-Weill, Claire Gillie, Franck Baziluck - Le maître a dit | Page 53 à 99 : Alain Didier-Weill - Parties d’échec. 1933-1942 | Page 101 à 105 : Marco Antonio Coutinho Jorge, François Ducerisier - Deux ou trois choses, que je sais de la haine | Page 107 à 115 : Paola Mieli - Trois questions à propos de la haine | Page 116 à 125 : Denise Maurano - Penser le monde avec Alain Didier-Weill. Directions de la mémoire entre désir et création | Page 127 à 133 : Dominique Bertrand - Chronotopoét(h)ique – Ce que la musique ne dit pas, mais laisse entendre | Page 134 à 140 : Jean-Michel Vivès - Monde et immonde dans l’œuvre d’Alain Didier-Weill : éléments pour une théorie de la haine | Page 141 à 146 : Betty Milan - L’amour dans la vie et dans l’analyse – contrepoints | Page 147 à 151 : Franck Baziluck - Resonare | Page 153 : Charles Sarfati - Comment j’ai compris ce qu’est la pulsion invoquante | Page 154 à 162 : Carmina Pinheiro de Souza - Invoque | Page 163 à 167 : Dominique Boissel - Les leçons d’alors… | Page 169 à 178 : Pierre Daviot - Critique de la notion d‘influx nerveux | Page 179 à 183 : Fabienne Ankaoua - La haine au théâtre | Page 185 à 188 : Régis Ladous - Scénario de « Le concept grec de philia et mes collaborations avec Alain Didier-Weill » | Page 189 à 190 : Tamara Landau - La Note Bleue et la (pro)création | Page 191 à 195 : Aïda Balabane-Hallit - Trois poèmes lus au New Morning par Valéry Meynadier | Page 197 à 198 : valérY meYnadier - Tous, un brin de haine, en soi.

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