vendredi 19 octobre 2018

Laurie Laufer (dir.) : Lettres à Lacan

Thierry Marchaisse Editions - Novembre 2018


Où en est la psychanalyse aujourd'hui ? Ces lettres dessinent un état du champ freudien inséparable, pour le meilleur comme pour le pire, de « l'effet Lacan » et des retombées de son enseignement, en France autant qu'à l'étranger. Elles sont signées de psychanalystes (élèves ou détrac­teurs), dont des proches de la première heure, mais aussi de personnalités scientifiques ou artistiques venues d'autres horizons.
On peut y voir une forme inattendue de manifeste, une relance du gai savoir lacanien, qui s'autorisait toutes les formes de propos et d'arguments pro et contra, des plus loufoques aux plus sérieux, des plus littéraires aux plus théoriques.

LAURIE LAUFER est psychanalyste, professeure à l'Université Paris-Diderot et directrice du Centre de recherche psychanalyse, médecine et société (CRPMS).

AUTEURS : Jean ALLOUCH, Paul AUDI, Jorge BAInOS ORELLANA, Fethi BENSLAMA, Daniel BORRILLO, Danièle BRUN, Chloé DELAUME, Christian DUNKER, Éric FASSIN, Frédéric GROS, Lewis KlRSHNER, Etienne KLEIN, Gloria LEFF, Guy LE GAUFEY, Lucrèce LUCIANI, Paola MlELI, Bertrand OGILVIE, Anne ONIME, Barbara OSOROVITZ, Jacques ROUBAUD, Moustapha SAFOUAN, Jacques SÉDAT, Daniel SIBONY, Christian SiMATOS, Marie-Claude THOMAS, Alain VANIER, Catherine VANIER, Mayette VlLTARD, Anonyme.

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Sarah Chiche : Une histoire érotique de la psychanalyse. De la nourrice de Freud aux amants d'aujourd'hui

Payot - Octobre 2018


Sans les femmes, il n'y aurait pas de psychanalyse. Elles en sont le moteur dès le début, comme inspiratrices, mais aussi comme créatrices et théoriciennes. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en cinquante-trois histoires, du temps de Freud à nos jours, la relation de la psychanalyse - et donc la nôtre - au sexe, à l'amour et à la liberté. Comment se réinventer après un chagrin d'amour, comme le fit Anna O. ? Que faire quand, comme Anna Freud, nos parents ne comprennent rien à notre orientation sexuelle ? En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique ce qu'est l'indépendance affective ? Comment réagir quand, comme Sabina Spielrein, la jalousie nous décompose ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Woolf et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester sur le divan de la personne avec qui l'on vit une histoire d'amour, comme le fit Catherine Mulot avec Jacques Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ?

Sarah Chiche est écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste.

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Jean-Bernard Paturet : La passion aporétique de Sigmund Freud, suivi de A propos d'un labsus de Freud sur le Moïse de Michel-Ange

Lambert Lucat - Juillet 2018


L'épistémologie freudienne dévoile tout au long de l'oeuvre du père de la psychanalyse une aporie entre déterminisme et causalisme d'une part, choix de destinée d'autre part. Freud est conduit, pour la reconnaissance scientifique de sa discipline, à s'inscrire dans les sciences de la nature (Naturwissenschaften) de son époque tandis que sa pratique clinique l'amène chaque jour à déceler la responsabilité de chacun dans son histoire personnelle et l'engagement dans la vie. De la figure du Grand Homme qu'est Moïse, Freud met à mal la toute puissance. Dans Le Moïse de Michel-Ange, un lapsus surgit à l'évidence : la sculpture du pape Jules n'est pas étudiée par le Viennois alors que lui aussi est tombé de son piédestal et déchu de son pouvoir absolu.

Jean-Bernard Paturet est professeur des universités, directeur du département de psychanalyse de l'Université de Montpellier. Développant une lecture psychanalytique des phénomènes sociaux, il s'interroge sur les tragédies du siècle passé et du nôtre, sur la perpétuation d'une culture de soumission (D'une soumission l'autre, Cerf, 2013) et sur l'apparition d'une culture de l'extermination ("Au-delà" de Freud. Une culture de l'extermination, Cerf, 2009) dont la plus contemporaine et la plus horrifiante s'exprime dans le terrorisme islamique et ses fantasmes de reconstruction de l'ancien Califat (Cave Califatum ! Le Califat, un nouveau grand récit totalisant suivi de Le Territoire et l'im-monde, Lambert-Lucas, 2017).

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La revue lacanienne 2018/1 (N° 19) : Famille je vous aime ? Les complexes familliaux aujourd'hui

Erès - Octobre 2018


« Familles, je vous aime ! » dirions-nous aujourd’hui, en détournant le mot d’André Gide, pour dire combien nous aimons encore tous nos familles en évolution rapide et livrées aux vents du divorce, de la recomposition, de l’homoparentalité et des progrès scientifiques qui consacrent désormais l’enfant comme un dû plutôt que comme un don. Quel devenir pour l’enfant dans ces transformations ?

Il ne suffit pas de souligner qu’avec le déclin du Nom du Père, la fonction paternelle au sein de la famille est en suspens, comme le laissaient déjà présager Les complexes familiaux de Jacques Lacan dès les années 30. Il convient aussi, sous les auspices de ce texte prémonitoire, d’en mesurer les conséquences pour la relation homme-femme et les enfants dans la clinique, dans le droit et même dans la politique aujourd’hui. C’est ce que fait ce numéro qui a aussi choisi, à travers trois interviews de responsables religieux issus des trois monothéismes, de montrer que si l’assise du Nom du Père se lézarde ou est en train de changer, les références classiques continuent d’opérer dans les différentes confessions. Certes des interrogations se font jour à la lumière des problèmes posés par les familles actuelles chez ceux qui sont supposés garantir la transmission d’un certain ordre symbolique pour leurs communautés respectives.

Et il est étonnant de voir comment la revendication de la fonction paternelle surgit au sein même des familles homoparentales, comme s’il n’était pas si simple d’en finir trop simplement avec cette question.

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mardi 16 octobre 2018

León Grinberg : Qui a peur du (contre-)transfert ? Psychanalyse Transfert, contre-transfert et contre-identification projective dans la technique analytique

Ithaque - Octobre 2018


Textes réunis, traduits de l’espagnol et présentés par Jean-Michel Assan

Pourquoi le maniement du transfert est-il si difficile ?  Pourquoi rechigne-t-on tant à explorer le contre-transfert ? Freud avait-il raison de nous mettre en garde contre les dangers  “radioactifs” du transfert ?
Ce recueil, constitué de sept essais du grand psychanalyste argentin León Grinberg, offre une réflexion précieuse sur l’un des phénomènes les plus délicats de la technique analytique : le transfert et le contre-transfert. Ces travaux, déjà largement reconnus sur un plan international, sont parus en espagnol ou en anglais dans différentes revues entre 1956 et 1995 ; leur traduction en français est maintenant chose faite. Rédigé dans un langage technique mais facile d’accès, ce livre reprend aussi bien les textes pionniers de l’auteur sur le sujet que des articles de synthèse plus tardifs, suivis d’un texte rétrospectif où Grinberg questionne les fils conducteurs de son parcours de clinicien et de théoricien. Ouvrage indispensable à l’analyste en formation, il ne manquera pas d’intéresser également, pour son importance historique et critique, les analystes les plus aguerris. 

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lundi 15 octobre 2018

Essaim 2018/2 (n° 41) : De quoi les psychanalystes devraient-ils avoir honte ?

Erès - Octobre 2018


Qu’on le veuille ou non, l’opinion stigmatise la honte. Indice d’une parole muselée et signe de faiblesse, la honte et son corrélat de culpabilité embarrassent ou inhibent quand, dit-on, la parole doit se libérer. Cette parole qu’on veut éhontée fait feu de tout bois sur la place publique. Elle va du commentaire intempestif au témoignage en passant par la dénonciation. Est-elle alors la bonne nouvelle qui annonce l’émancipation exigible de nos sociétés démocratiques ? Lacan, justement, à rebours de la clameur contemporaine, ne condamnait pas la honte. Il en fit même un éloge appuyé quand, dans L’envers de la psychanalyse, il l’opposait au pire, soit à l’impudence, et espérait que si les gens se pressaient aussi nombreux à son séminaire, c’est qu’il parvenait encore un peu à leur faire honte !

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mercredi 10 octobre 2018

Le Carnet PSY 2018/7 (N° 219) : La consultation psychanalytique en institution : quels transferts ? – Partie 3

Editions Cazaubon - Septembre 2018

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