dimanche 5 octobre 2008

Analyse Freudienne Presse n°15

Le Désir : vivre au-dessus de ses moyens psychiques



Erès, septembre 2008

Ont participé à ce numéro : MARIE-CLAUDE BAIETTO - MERCEDES BAUDES DE MORESCO - BERNARD BREMOND - PIERRICK BRIENT - MARTINE CHALCHAT-BONAMY - CATHERINE DELARUE - ANNA KONRAD - JEAN-JACQUES LECONTE - MICHEL LEHMANN - ROBERT LEVY - MICHELA MARZANO - PIERRE SOREL - ISIDORO VEGH

C’est le désir qui fait loi pour le sujet de l’inconscient : divisé, il ex-siste, hors des limites imposées ou acceptées auxquelles se plient les membres du groupe ou de la société. En ce sens, le désir fait objection aussi bien à tout altruisme qu’aux lois de la cité. Le désir ferait-il limite à la jouissance ? Pourtant, le complexe d’Œdipe fixe son cadre : pas de désir qui ne soit articulé à la loi. Le langage en ordonne la structure : le besoin se dénature à passer par les défilés de la demande, et le désir s’en trouve causé par un objet depuis toujours déjà perdu. C’est l’insistance de la relation du sujet à l’objet perdu qui permet le désir ; d’où, l’angoisse plutôt que le bonheur à l’approche de cet objet cause. Rencontré dans l’expérience analytique, il ne saurait se confondre ni à l’insatisfaction hystérique, ni à l’impossibilité obsessionnelle, ni à l’angoisse phobique. En ce sens le désir, dès son origine, est contrarié.

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