jeudi 27 novembre 2008

Psychanalyse N°13

Le discours hystérique. Le père et ses noms. Sur Gödel



Paration : octobre 2008
Editeur : Erès
Prix : 20 €

Que devient le père ? Dans les formules de la sexuation de Lacan, désormais célèbres au point de pouvoir bientôt figurer dans tel ou tel manuel scolaire, le père n’y est plus, remplacé par x. Reste ce qui était sa fonction : présentifier l’exception qui fonde l’ensemble de tous, hommes et femmes, en tant que commandés par la fonction phallique (pour résumer, le fait d’être astreints au bla-bla). Plus subtil encore, cet x répondait, dans les élaborations antérieures, au nom de père réel, à ne pas confondre avec le père « primitif » qui, à la différence du « réel », est censé jouir. Cet x n’est pas pour autant inconnu, en ceci qu’il fait l’objet d’une proposition de Lacan. Dans « L’étourdit » en effet, cet x « énonce l’existence d’un sujet à la poser d’un dire que non » à la fonction phallique. Ainsi le sujet ne serait sujet qu’à se refuser à la loi d’airain du langage qui ne le signifierait qu’en le zappant. Autrement dit, c’est à postuler originairement à cette fonction d’agent de la castration (dire que non) que votre fille (ou fils) ne serait pas muette. Ça donne au père d’autres galons que ceux de l’antidéclin. À suivre...

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