jeudi 25 février 2010

Portrait silencieux de Jacques Lacan

Claude Jaeglé



Paru le : 24/02/2010
Editeur : PUF
Prix : 15 €

Qui parle ? Qui se fait entendre à travers la voix de Lacan ? Est-ce un pickpocket ? Est-ce Lucifer ? Est-ce Bossuet ? Ou seulement une glousseuse ? Un soulard ? Un dresseur de puces ? Les personnages qui hantent la voix de Lacan introduisent à son œuvre par un biais sonore et intime. Le silence occupe la place essentielle dans la parole de ce grand prédicateur. Et la rareté de la voix comme objet théorique demeure une énigme de son œuvre.

Table des matières

Prologue

PREMIÈRE PARTIE. — LES MÉTAMORPHOSES DE LACAN AU COURS DU SÉMINAIRE
I. Un orateur plein de silences
Le public du séminaire et les « snobs » – L’exception des silences
II. Les vides au cœur de la théorie
La diction de Lacan – Agressivité de la prononciation – Évitement de la phrase – L’expérience sonore de la théorie – Une parole à mailles béantes – Dire Freud en français – Le Grand Sardonique – Merlin râleur
III. Personnages oratoires
Le psychanalyste – Le fils de la sourde – Lucifer et son cigare – L’amateur de phonèmes – Le vociférateur
IV. Le « charisme » de Lacan
Une théâtralité magistrale – Héritier de Kojève – Ambivalences du « charisme » – Bourdieu et Lacan

SECONDE PARTIE. — LES SILENCES CONTRE LA PRÉCIPITATION
I. L’étrange rareté du thème de la voix dans la théorie de Lacan
Le séminaire sur L’Angoisse – Rareté du thème de la voix – La voix acousmatique – L’objet voix – Le dépassement de la matérialité sonore – « Chaque progrès de la science… »
II. La voix du chofar
La pensée-à-voix-haute du séminaire – La séance du 22 mai 1963 – La voix, objet pulsionnel – Le « chofar » ou « schofar » – Admiration et agression de Reik – La dynamique du reproche – Mots-cactus – L’exigence scientifique et la modération de la voix (première apparition)
III. Une perception visuelle de la voix
L’origine de la voix – De Gaulle dans la voix de Lacan – L’expérience de l’hésitation dans la perception de la voix – Voix biblique et voix acousmatique – Vision assourdissante de la voix – Barthes : « Je vois le langage » – Anéantissement du sonore dans le gouffre de l’Autre – Les tambours du nô et la précipitation de la voix – La voix, « forme séparable »
IV. Du vide au néant
La séance du 5 juin 1963 – Le langage des sourds – La résonance dans le vide de l’oreille – L’oreille comme un pot – Démantèlement du sonore – Accents de prédication – Bossuet
V. Épilogue
Le ton des novices et le ton de Freud – « Ça ne marche qu’oralement » – L’exigence scientifique et la modération de la voix (seconde apparition) – Le mythe de la voix désaffectée – Un risque assumé avec passion – « L’analyse n’est pas une science » – Voisinage de l’hypnose – La voix enregistrée

Remerciements

Aucun commentaire: