vendredi 1 juillet 2011

Le débat sur la psychanalyse dans la crise en France [Tomes 1 et 2]

Emile Jalley

9782296561823r

Juin 2011 – L’harmattan – 25 et 24 €

Tome 1 : Onfray, Janet, Reich, Sartre, Politzer, etc.

Notre ouvrage, faisant suite à notre série des Anti-Onfray 1, 2 et 3, se propose en premier lieu la discussion critique et la réfutation du second ouvrage de Michel Onfray, intituléApostille, et paru en octobre 2010. Onfray voudrait bien la psychanalyse mais sans Freud, nouvelle contradiction à ajouter à celles dont il a déjà coutume, en désaccord relatif sur ce point avec certains de ses alliés du Livre noir sur la psychanalyse qui préféreraient remplacer plus complètement encore le docteur Freud par les médecins et pharmaciens de Molière. Des auteurs comme Reich, Janet, Reich, Sartre, mais surtout Politzer, nous ont paru importants à revisiter dans la perspective d’une telle réfutation. Leur évaluation correcte échappe complètement à Onfray qui prétendrait les annexer à son propos, alors qu’ils viennent bien plutôt à l’appui de la psychanalyse. Par ailleurs, en dehors de nos propres travaux, la prise en compte d’une réévaluation de la psychanalyse s’avère difficile dans la période actuelle, avec certaines tentatives toutes récentes, laborieuses mais timides, d’un « droit d’inventaire sur Freud » (2010).

Tome 2 : (In)culture, (dé)formation, aliénation.

Les vues très discutées de Michel Onfray sur la psychanalyse s’inscrivent dans le cadre d’une crise globale de la société française, dont elles forment l’un des vrais symptômes, et dont certains aspects très visibles ont été plus particulièrement retenus ici : le désengagement critique d’une production intellectuelle médiocre et limitée à des sujets de vie banale, la crise généralisée d’une école publique primaire, secondaire et supérieure mise en concurrence concertée avec un secteur privé conquérant, enfin l’aliénation privative progressive du patrimoine national. On en vient alors de là à plusieurs autres questions d’actualité clinique et sociale : la psychanalyse face à ses critiques vulgaires dans le champ médical, face aussi à l’expansion dangereuse des psychotropes, face enfin aux empiètements résolus des pouvoirs publics. En même temps surgiraient des formes nouvelles et encore mal connues de censure littéraire par les moyens modernes de la (dés)information. Les deux volumes de notre ouvrage se complètent, mais peuvent être lus de manière complémentaire. Dans l’état des choses, des solutions seraient à portée, mais la volonté et l’unité politiques des intéressés manquent encore. La psychanalyse doit réfléchir sur ses problèmes tant externes qu’internes, en tout cas discuter davantage son lien possible avec les neurosciences comme avec la médecine et le peu qui reste de la psychologie à l’université.

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