mercredi 17 février 2016

Jean-Jacques Gorog : Dire que non. Quelques remarques sur le transfert

Editions Hermann - Février 2016 - Collection : Psychanalyse


Y croire, le croire, la croire (La femme), puis ne pas croire, ne croire en rien, ou encore croire absolument. La langue offre bien des nuances sur le mode de croire, et l'exercice de la psychanalyse tente de les mettre en valeur. Le psychanalyste s'appuie pour cela sur quelque chose qu'il s'agit de prendre au sérieux, que Lacan appelle le semblant et qu'il traite sous toutes les facettes en en faisant un concept clé. Si l'analyste est un semblant, " semblant d'objet ", ce n'est pas pour en réduire la fonction. Il s'agit bien de la préciser dans sa relation à l'analysant, ce qu'on appelle le transfert, tout en rectifiant une imagerie trompeuse et quelque peu pesante. Mais que serait ce semblant sans la possibilité offerte à l'analyste d'une réponse qui ne soit pas le silence absent ? La négation est l'outil que lui fournit la langue et Lacan prend comme modèle d'un OEdipe moderne une autre trilogie, celle de Claudel, avec le " non " de Sygne de Coûfontaine, radical, répondant d'une éthique moderne, d'un " ne pas céder sur son désir ", à distinguer de celui d'Antigone. Il va de soi que ce " dire que non " qui vaut pour le psychanalyste vaut dans bien d'autres domaines.

Jean-Jacques Gorog est psychanalyste, psychiatre, analyste membre de l'Ecole de psychanalyse des forums du champ lacanien, président du Collège clinique du Sud-Est.

acheter ce livre

Aucun commentaire: