lundi 30 octobre 2017

Essaim - 2017/2 - n°39 : Se passer du surmoi ?

Erès - Novembre 2017


Sur un point, Lacan rejoint Mélanie Klein : le surmoi entre très précocement en jeu dans le développement de l’enfant et s’avère constitutif de la formation du sujet. Cela provient du lien essentiel entre la voix et le surmoi, qu’on retrouve dans la parenté étymologique et phonique entre l’ouïr et l’obéir. Ce lien et l’existence de l’hallucination verbale ont conduit Lacan à isoler la voix comme objet a. Opération qui isole dans la sonorité de la voix une part a-phone. « La voix résonne dans un vide qui est le vide de l’Autre comme tel ». « Nous devons incorporer la voix comme l’altérité de ce qui se dit ». Le surmoi dit « Jouis » à quoi le sujet ne peux que répondre « J’ouis ». En instaurant une loi obscène et féroce le surmoi reste coupé d’un tissu symbolique soutenant le désir du sujet. Lacan insiste sur le fait que le surmoi est « une manifestation individuelle liée aux conditions sociales de l’oedipisme » et, à la différence de Freud, il récuse l’existence d’un surmoi collectif « qui exigerait une désintégration moléculaire intégrale de la société. » Y a-t-il des liens sociaux qui viennent réduire la tension issue de l’oedipisme dans le social dont le surmoi serait le représentant, en raison du fait que discours, collectif, foule ne sont pas des liens sociaux équivalents. Le lien du surmoi au collectif concerne aussi les psychanalystes dans leur pratique individuelle et dans leurs relations aux autres analystes. Quelle est la place du surmoi dans le devenir analyste de l’analysant ?

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