mardi 28 novembre 2017

Laurent Dupont et Daniel Roy (dirs.) : Après l’enfance. Travaux récents de l’Institut psychanalytique de l’Enfant

Navarin éditeur - Novembre 2017 - La petite Girafe


Après l’enfance, c’est le temps des métamorphoses.

Après l’enfance, la puberté introduit un facteur nouveau, qui ne trouve plus sa place dans les fictions enfantines et vient perturber les relations familiales.

Après l’enfance, le corps est dans tous ses états et prend tout son éclat. Savoir en user sur la scène du monde devient un enjeu majeur. Filles et garçons en témoignent dans leurs réussites et dans leurs souffrances.

Après l’enfance, il faut trouver de nouveaux mots, de nouvelles façons de dire, d’écrire – sur les murs, sur le corps parfois – pour faire trace de sa présence. Ou bien effacer toute trace de ce corps en trop : phobies scolaires, réclusions si mystérieuses, épisodes anorexiques.

Après l’enfance, on s’affronte à des terreurs insoupçonnées, à des attraits naissants, et il n’y a pas de mode d’emploi qui dise comment faire. Alors, on s’avance à plusieurs, en bande ou avec la meilleure copine. D’autres appuis se proposent, combien plus périlleux et radicaux parfois.

Après l’enfance, nous ne pouvons plus nous contenter de tendre aux jeunes gens et aux jeunes filles déboussolés le miroir d’une adolescence qui ne reflète que nos rêves ou nos peurs – de parents, d’adultes, de citoyens. Ce sont leurs rêves et leurs peurs qui peuvent nous guider, leurs mots et leurs silences qu’il s’agit de leur faire entendre, pour qu’ils y trouvent un appui solide, leur appui ! 


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lundi 27 novembre 2017

Myriam Perrin Chérel (dir.) : Être parents au 21e siècle. des parents rencontrent des psychanalystes

Editions Michèle - Janvier 2018 - Collection : Je est un autre


"Être parents au XXI ème siècle" n'est pas une donnée naturelle. Ni l’instinct maternel ni paternel n’existent. Etre parents est plutôt l'effet d'une rencontre. Mais, devenir parents ne correspond pas toujours à l'idéal que chacun s'en est forgé, d’autant plus quand son enfant connaît lui-même des difficultés. "Être parents au XXIème siècle", c'est aussi être confronté à la multiplicité des objets en tout genre auxquels s’accolent les enfants et où le numérique tient le haut de l’affiche. Ce livre original permet de saisir de manière totalement inédite combien au 21ème siècle, les remaniements de l’ordre symbolique ont dévoilé un "trou dans le savoir" sur "comment faire famille". C 'est dans ce contexte que des psychanalystes rencontrent des pères et des mères déboussolés dans un dispositif unique au monde: le Centre Psychanalytique de Consultations et de Traitement pour les parents, où il ne s’agit ni de les éduquer, ni de les juger, ni de les coatcher, mais de leur permettre de dire et de déposer la souffrance qu’ils peuvent rencontrer avec leur enfant et d’inventer un nouveau type de lien à celui-ci. Le parent peut alors se faire responsable de ce qui le gouverne à son insu, pour que se construise son propre « savoir y faire ». Des parents rencontrent des psychanalystes et deviennent inventifs ! C’est cette clinique de la surprise que vous découvrirez dans cet ouvrage car chacun a à résoudre la question énigmatique de son être. Qu’est-ce qu’être un homme ? Qu’est-ce qu’être une femme ? Qu’est-ce qu’être un père? Qu’est-ce qu’être une mère? Ainsi, se dévoile de chaque cas où le parent situe son enfant et où l’enfant situe son parent ; Où le parent interprète son enfant et où l’enfant interprète son parent.

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dimanche 26 novembre 2017

Catherine Rodière-Rein : Naissances inconscientes du droit

Gallimard - Novembre 2017 - Collection : Connaissance de l'inconscient


Les enfants aiment les expressions telles que "Au nom de la loi je vous arrête" ou bien "Recherché, mort ou vif". Et si être coupable, c'était être coupé(e), anatomiquement ou coupé(e) du monde, mis(e) au ban de la famille ? Coupable puisque coupé(e) et coupé(e) puisque coupable : l'enfant est un interprète inquiet ou ravi de la langue et de son équivoque. Il est aussi l'interprète obligé des attentes et des exigences parentales. Avec le surmoi, il existe quelque chose comme un infantile du juridique. Le droit, avatar de la loi, est né dans l'inconscient en s'y reprenant à plusieurs fois. Les deux domaines semblent éloignés, mais l'activité interprétative y est essentielle. Chez Freud, la conception du droit comme violence confisquée le détourne de considérer aussi sa valeur protectrice de l'individu. A sa suite, les analystes tendent souvent à brouiller les frontières entre droit, Loi, morale et directives d'un surmoi bien constitué. Ces notions rôdent les unes autour des autres, et sont ici distinguées. Catherine Rodière-Rein fait entrer ces notions en dialogue - et, en résonance, les pensées juridique et psychanalytique - en explorant quelques situations humaines particulières : celle de l'enfant, du mort, de l'héritier ou celle - malgré tout plus rare - du cannibale.

Catherine Rodière-Rein est psychiatre et psychanalyste.

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samedi 25 novembre 2017

Marika Bergès-Bounes et Jean-Marie Forget (dirs.) : Les écrans de nos enfants

Erès - Novembre 2017 - Psychanalyse et clinique


Les écrans, outils précieux dans nos communications actuelles, exercent une fascination sur nos enfants et nos adolescents et peuvent être utilisés pour le meilleur comme pour le pire. Quels leviers les adultes peuvent-ils actionner pour que l’immédiateté de leur accès ne court-circuite pas les détours nécessaires à tout enfant dans la mise en jeu des apprentissages et de sa singularité ? La fascination qu’exercent les écrans sur les enfants – et les adultes – est liée à l’immédiateté de leur accès comme à leurs potentialités qui semblent sans limite. Ces caractéristiques tranchent avec les freins qu’ils éprouvent dans la vie quotidienne en terme de pouvoir et de savoir. Les écrans peuvent-ils être des outils permettant de s’affranchir de ces freins, ou bien court-circuitent-ils les détours nécessaires à tout enfant dans la mise en jeu des apprentissages et l’affirmation de sa singularité ? Des spécialistes du numérique, des psys et des professionnels de l’enfance proposent un tour d’horizon des enjeux sociaux et psychiques – liés à l’utilisation des écrans par les enfants et les adolescents.

Marika Bergès-Bounes est psychanalyste à Paris, membre de l’Association lacanienne internationale.
Jean-Marie Forget est psychiatre et psychanalyste, également membre de l’Association lacanienne internationale.

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vendredi 24 novembre 2017

Hervé Castanet : Quand le corps se défait. Moments dans les psychoses

Navarin - Décembre 2017 - Le champ freudien


Freud, en écoutant les névrosés, inventa la psychanalyse au début du XXe siècle. Mais, après la libération sexuelle des années 1970, les interdits portant sur la sexualité qui provoquaient jadis le refoulement n’ont-ils pas un petit côté has been ? L’Œdipe contribue-t-il toujours à organiser la clinique quand la famille sous sa forme nucléaire est en voie de disparition ? La question de la cure analytique pour les psychotiques, laissée en chantier par le grand maître viennois, a-t-elle avancé ? Dans cet ouvrage, Hervé Castanet, psychanalyste, répond à ces interrogations à partir de la clinique. Il choisit quatre patients psychotiques très différents, fait un portrait saisissant de leur corps «qui fout le camp» (Lacan). Les cures sont longuement détaillées : l’auteur zoome sur les moments clés, n’esquive pas les difficultés, explique les points d’appui qu’il adopte, souligne les avancées.
Il démontre par la cure en quoi la lecture de Lacan et les éclairages que propose Jacques-Alain Miller des dernières années de son enseignement sont indispensables pour s’orienter. Le cinquième et dernier cas, celui d’Antonin Artaud, permet de relire les autres à partir d’un point précis : les psychotiques, faute de posséder le repère princeps de la Loi du Père qui vaut pour tous, ont sans cesse à inventer un chemin qui leur est propre, à opérer un «rebroussement [de leur symptôme] en effet de création». La portée de cet enseignement est immense. Elle nous concerne tous, parce que, quand tout est permis, il reste à chacun à inventer son possible, à créer du sur-mesure. Alors oui, la psychanalyse reste vivante au XXIe siècle. Derrière les artistes et les psychotiques qui nous ouvrent la voie. 

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jeudi 23 novembre 2017

Jean Allouch : La scène lacanienne et son cercle magique. Des fous se soulèvent

Epel - Novembre 2017


Libre de s’adresser à la liberté d’autrui, Jacques Lacan le fut, que ce soit dans son exercice de la psychanalyse, ses présentations de malades, son séminaire (la scène lacanienne).
Ainsi rompit-il avec un prérequis qui maintenait la folie sous l’empire de la nécessité – ce qui devait l’opposer à Henri Ey et le rapprocher de Michel Foucault pour qui la liberté est solidement impliquée dans la notion même de folie, appartient au domaine de son existence.
Si le soulèvement du fou, celui de l’enfant aussi bien se montrent intraitables, se soustraient à la maîtrise que l’on tente d’exercer sur eux, la raison n’en est-elle pas qu’il en va de leur liberté ?
Autant en prendre acte.

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mardi 21 novembre 2017

Sandra Meshreky : Un enfant est abandonné. La pelade au risque de la psychanalyse

Les Contemporains favoris - Novembre 2017 (rééd. num.) - Collection : Psy-Poucet


Qui n'a jamais eu peur de perdre un être aimé ? Le sentiment d'abandon est constitutif de la nature humaine. Mais il revêt parfois un caractère extrême qui le fige en véritable angoisse. Or, c'est cette fixion lacanienne que l'auteure entend réinterroger en la narrant dans un conte. Autour de la maladie psychosomatique de la pelade, elle tisse une trame interprétative où Le Petit Poucet de Perrault, L'Homme aux Loups et Un enfant est battu de Freud viennent éclairer un enfant abandonné. Non sans humour, elle nous emmène dans un Au-delà du principe de plaisir et soutient l'idée insoutenable que dans la souffrance d'abandon loge aussi une jouissance. La perte des cheveux apparaît alors progressivement comme le symptôme d'une perte métaphysique. Destiné à être manquant, chacun en effet doit résoudre à sa manière l'énigme insoluble d'avoir toujours déjà perdu quelque chose... De formation philosophique et titulaire d'un master de psychanalyse, Sandra Meshreky poursuit son cursus analytique au sein de l'Association Lacanienne Internationale. Après 'Psychanalyse sans domicile fixe', elle renouvelle ici contre la souffrance psychique tout son engagement poétique.

De formation philosophique, Sandra Meshreky est psychothérapeute et psychanalyste, membre de l'Association Lacanienne Internationale. Après 'Psychanalyse sans domicile fixe', elle renouvelle ici contre la souffrance psychique tout son engagement poétique.

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lundi 20 novembre 2017

Mental n°36 : L’inconscient, intime et politique

EFP - Novembre 2017


Édito : Clotilde Leguil L’inconscient aux temps arides de la globalisation.
Retour sur pipol 8 : La clinique hors-les-normes
Patricia Bosquin-Caroz 4e Congrès de l’Eurofédération de psychanalyse
Diagnostiquer le présentChristiane Alberti Les sans-nom et les normes
Neus Carbonel L’autiste, hors-les-normes
Marco Focchi Le bonheur normal et les autres
Réginald Blanchet Être dans le champ politique comme analyste
Henri Verdier Le pouvoir des algorithmes
Jean-Yves Pranchère « Réponse au populisme »
Pierre Mertens Le populisme n’est pas un humanisme
L’interview de MENTALRencontre avec Frédéric Worms Les Maladies chroniques de la démocratie
Nouveaux enjeux de la psychanalyse au xxie siècleJacques-Alain Miller « Les Hérétiques », Turin 2017.
Logique de la cliniqueLilia Mahjoub Autour de l’inconscient
François Ansermet L’acte ou l’inconscient
Jérôme Lecaux La haine ne se dissout pas
Hélène Guilbaud « Perdre un enfant »
Dalila Arpin Dédicace manquée
Laurent Dupont Une épreuve de solitude
Caroline Doucet « La recette »
Fabian Fajnwaks Les cours de la jouissance
Daniel Pasqualin Amour et mammographie
Véronique Voruz « Shallow Tongue »
Dominique Holvoet Un rêve a traversé mon analyse
Valérie Pera-Guillot Demandeur d’asile
Laura Sokolowsky Dans le cœur sombre de la bureaucratie
Alice Ha Pham Pas n’importe quoi
Ruzanna Hakobyan Un capitaliste hors norme
Thomas Roïc Pensées dégoûtantes
Florence  Frachon La rue : une trajectoire
Autres liens, autres lieuxJean-Daniel Matet Sur La fracture de Gilles Kepel
Virginie Leblanc L’inéducable en soi
Philippe Lacadée Zweig avec Freud
Emmanuel Maudet Note sur la subversion lacanienne du structuralisme
Émilie Descout Réponse lacanienne aux féministes de tout temps

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dimanche 19 novembre 2017

David Monnier : Histoire du traitement des psychoses par la psychanalyse Tome 1 et 2

Champ social Editions - Octobre 2017


Pourquoi dit-on qu’il y a du transfert dans la psychose ? Cette question est essentielle pour la psychanalyse des psychoses, quand bien même sa réponse est tenue pour évidente. On peut pourtant avoir l’impression que la problématique n’est souvent qu’effleurée. Il nous a semblé nécessaire de revenir sur l’histoire de ce concept majeur. Une logique se dégage de l’existence même des diverses conceptions qui jalonnent un siècle de traitement des psychoses par la psychanalyse. Les différents courants analytiques amènent des élaborations particulières, des théorisations renouvelées, qui contribuent toutes à appréhender les enjeux. Leurs apports respectifs, au-delà d’un simple intérêt critique, sont tous utiles pour saisir l’ampleur du problème. Ils sont susceptibles d’être repris pour mieux être dépassés. Il est significatif que notre époque soit celle d’une forme de dissolution du concept de transfert lorsqu’il s’applique à la psychose. Cela court le risque de perdre à la fois la spécificité de la psychose et celle de la psychanalyse. Nous montrerons que la conception du transfert est indissociable de son maniement comme la conception de la psychose est directement liée à celle de son traitement. Nous entérinerons l’intérêt de distinguer la relation psychotique du transfert névrotique. Nous verrons comment certaines conceptions ont été amenées à remanier la définition du transfert, parfois à l’affadir et perdre sa valeur et sa teneur. Cela a pu avoir pour conséquence logique de rabattre la psychose sur la névrose et la psychanalyse sur la psychothérapie. Ainsi la question du transfert dans la psychose a une fonction de nouage dans l’histoire de la psychanalyse de sorte qu’elle se pose comme une digue sur quoi ne pas céder.

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samedi 18 novembre 2017

La Cause Du Désir n°97 : Internet avec Lacan

Huysmans - Novembre 2017


Sommaire

Éditorial Une machine à jouir, Aurélie Pfauwadel
Archives Lacan
Le rêve d’Aristote. Conférence à l’unesco, Jacques Lacan
Qu’est-ce qu’internet ?
Jouir d’internet, Éric Laurent
Reportages
Liberté et docilité de l’analyste, texte à plusieurs voix (Venezuela)
La « Skype-analyse » en Chine. Quand le divan fait symptôme, Damien Guyonnet (Chine)
Incidences d’internet sur la pratique analytique, texte à plusieurs voix (Brésil)
Une érotique de la diffusion électronique, Jean-François Cottes (France)
Internet avec Lacan
Internet, supposé savoir sans sujet, Gilles Chatenay
The Internet is for porn, Alice Delarue
Homo numericus, où as-tu mis le corps ?, Catherine Lazarus-Matet
Il n’y aura pas d’algorithme pour numériser l’analyste, Fabian Fajnwaks
Smartphones et Cie…, Claude Parchliniak
Lalangue on line, Gabriela Dargenton
Machines à ségréguer, Diana Wolodarsky
Préambules à une clinique du réseau, Caroline Leduc
Google, Jacques-Alain Miller
Lire Lacan
Extrait du Séminaire xix, … ou pire, Jacques Lacan
Ghost is the machine, Pierre Sidon
La confrontation de corps, Catherine Lacaze-Paule
La psychanalyse au xxie siècle
Point de capiton, Jacques-Alain Miller
L’inconscient à venir, Jacques-Alain Miller
Une œuvre : L’augmentation des choses : contre-forme
Art todo, Patricia Wartelle
Clinique
Numériser le corps, Mariana Alba de Luna
Pour ne pas perdre le fil, Anne Ganivet-Poumellec
Hacker le symptôme : une clinique contemporaine avec les adolescents, Céline Mélou-Sérieys
Des amis imaginaires pour ne pas être oubliée, Clément Fromentin
Rencontre avec Sherry Turkle
Seuls ensemble et l’Autre d’internet, propos recueillis par Alice Delarue, Fabian Fajnwaks, Damien Guyonnet, Caroline Leduc & Jérôme Thomas
Enjeux de la passe
Premier témoignage : Va-et-vient, Marta Serra Frediani
Corps et présence de l’analyste : Au pied du mur, Caroline Doucet
Réseau social, vacuité du signifiant et présence de l’analyste, Dominique Holvoet
Le monde… comme il ne va pas
Le cyber et le réel de la vie, Philippe La Sagna
Internet et la psychanalyse : un corps-à-corps qui peut faire symptôme, Jean-Pierre Klotz
Extra
Novembre 1951 : Jacques Lacan invite Enrique Pichon-Rivière à dîner, Gustavo Freda
Brèves de divan
Guy Briole ; Valentine Dechambre ; Dominique Laurent ; Yasmine Grasser ; Dalila Arpin ; Michèle Elbaz
La pause du désir L’objet « phantome » a, Léonor Matet

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vendredi 17 novembre 2017

Françoise Daune et Patrick Ben Soussan (dirs.) : CORPS EN SOUFFRANCE, PSYCHISMES EN PRÉSENCE

Erès - Novembre 2017 - Collection : Cancers & Psys


Que font, vivent et pensent des psys à l’hôpital et en cabinet privé, quand ils sont confrontés à des patients atteints de maladie à pronostic vital, en particulier de cancers ? Cet ouvrage rend compte, de manière précise, des actes cliniques mis en jeu au cours de leur travail psychothérapeutique. Le cancer met au travail psychique les patients, leurs proches, les médecins, les équipes ainsi que les psys eux-mêmes. En effet, le cancer met aussi en demeure les professionnels de partager leurs réflexions, leurs pratiques, leurs corpus théoriques. Ce « désir » n’est pas que de l’ordre du transfert des connaissances et des savoirs, il concerne aussi notre part d’archaïque, notre identité, nos interrogations sur notre finitude et notre humanité ; notre impuissance parfois aussi sans relâche réanimée. Des psychologues, psychiatres et psychanalystes qui reçoivent, à l’hôpital ou/et en cabinet privé, des patients atteints de maladies graves témoignent de leur pratique qui, malgré l’ombre de la mort, reste une clinique de vie et de liens.

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jeudi 16 novembre 2017

Journal de la psychanalyse de l'enfant 2017/2 (Vol. 7) : Lieux de l’analyse, lieux de l’analyste

PUF - Novembre 2017


Page 5 à 14 : Le comité éditorial - Introduction | Page 15 à 28 : Ronald Britton - Modèles dans l’esprit | Page 29 à 56 : Jean-Marc Dupeu - « Sous peu » vers une méthodologie generale de la psychanalyse | Page 57 à 90 : Bénédicte Broustail-Perrot - En d’autres lieux... Le psychanalyste au quotidien | Page 91 à 126 : Bianca Lechevalier - Psychanalyse mère-enfant. Une approche de la clinique à la théorie | Page 127 à 162 : Jean-Bernard Chapelier, Jean-Jacques Poncelet - Les groupes thérapeutiques d’enfants, une cure analytique groupale ? | Page 163 à 184 : Pierre Denis - Processus psychanalytique et psychodrame individuel chez l’enfant | Page 185 à 210 : Alberto Eiguer - Thérapie familiale psychanalytique et schizophrénie | Page 211 à 232 : Catherine Potel - Jamais sans mon portable ! Observation et contre-transfert corporel | Page 233 à 270 : Fabien Joly - La réponse est le malheur de la question ! | Page 271 à 300 : Alice Titia Rizzi, Marie-Rose Moro - La psychanalyse au risque de l’altérité Processus de co-construction dans un groupe thérapeutique transculturel | Page 301 à 306 : - Annexe.

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mercredi 15 novembre 2017

Hervé Castanet (dir.) : Entrées dans la psychose – Etudes cliniques

Economica - Novembre 2017 - coll. Anthropos-Psychanalyse


L’entrée-type dans la psychose n’existe pas. Il n’y a pas une mais des entrées, toujours singulières. À partir de cas cliniques tirés de leur pratique hospitalière ou en cabinet, les auteurs de ce livre, placé sous la direction d’Hervé Castanet, proposent des repères et des outils concrets pour éviter la stupidité « d’ahaner à la rame quand le navire est sur le sable » (Lacan). 

« L’entrée-type dans la psychose n’existe pas. Il n’y a pas une mais des entrées, toujours singulières. Pour s’orienter, il est nécessaire de distinguer, comme le fait Lacan dans Les psychoses (1955-1956), la structure psychotique que spécifie la forclusion (la Verwerfung freudienne) du signifiant de la Loi (= le Nom-du-Père) et le moment du déclenchement. Ce dernier révèle la structure jusque-là passée inaperçue hors des dispositifs susceptibles de l’isoler (hospitalisations, consultations psychiatriques, entretiens avec le psychanalyste…). Aucune grille statistique ne rend compte de la pluralité des déclenchements pas plus que des entrées dans la psychose. À partir de cas cliniques tirés de leur pratique hospitalière ou en cabinet, les auteurs de ce livre proposent des repères et des outils concrets pour éviter la stupidité «d’ahaner à la rame quand le navire est sur le sable» (Lacan). Pour cela, la fin de l’enseignement de Lacan (années 1970-1980), avec son commentaire systématique par J.-A. Miller, sera mis à contribution pour penser autrement la clinique des psychoses au temps de l’Autre qui n’existe pas. Que devient cette clinique à l’époque du parlêtre qui ne sauve plus le Père mais le pluralise ? L’enjeu est crucial pour chaque clinicien pour qui la psychanalyse est vivante. »
Hervé Castanet.

Textes de : Renée Adjiman, Christiane Alberti, François Ansermet, Marc Antoni, Brigitte Arnaud-Castiglioni, Dalila Arpin, Anne Béraud, Réginald Blanchet, Fabrice Bourlez, Guy Briole, Hervé Castanet, Hélène Clarisse, Jean-François Cottes, Françoise Denan, Philippe Devesa, Laurent Dupont, Pierre Falicon, Sylvie Goumet, Nicole Guey, Claude Guinard, Damien Guyonnet, Françoise Haccoun, Pamela King, Carolina Koretzky, Bernard Lecœur, Augustin Menard, Jean-Louis Morizot, Dominique Pasco, Sylvette Perazzi, Élisabeth Pontier, Corinne Rezki, Frank Rollier, Patrick Roux, Yves-Claude Stavy.

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mardi 14 novembre 2017

FILIGRANE Volume 26, numéro 1, 2017 : La terreur des enfants : première partie

Filigrane - Novembre 2017


"Après une brève introduction au thème de la « terreur des enfants », le dossier thématique s’amorce par deux articles tirés des présentations de conférenciers lors de notre colloque de l’automne 2016. En premier lieu, Maurice Berger aborde la violence exprimée par les adolescents, et surtout l’approche compréhensive développée au sein de son équipe de pédopsychiatrie. Sa vaste expérience clinique teinte son propos généreusement illustré, afin de présenter la pertinence de cibler le réinvestissement du fonctionnement intrapsychique auparavant voilé sous des agirs imposants. L’article de Sylvaine De Plaen témoigne aussi de l’ampleur de l’expé- rience clinique de l’auteure dans le domaine de la pédopsychiatrie. Toutefois, les cas présentés sont ici précédés d’une réflexion anthropologique qui permet de penser autrement la violence et l’agressivité, en les resituant non seulement dans les aléas du développement psychique et du système familial, mais également dans les racines historiques de l’humanité. Par la suite, Nicolas Peraldi aborde les racines de la « terreur » des enfants, sous l’angle de la fine jonction entre les considérations sociétales et la constitution de la psyché. Et si les tentatives de « gérer » la pulsionnalité ne pouvaient que mener à certaines aberrations, telles que les cliniciens en discernent les traces dans la teneur de leurs consultations? À se demander qui terrorise qui – dans ce désir de museler l’enfant et l’expression de son désir, sa souffrance, son euphorie, voire même, sa sexualité. Pour clore ce dossier, Sophia Koukoui propose une approche originale de la violence des adolescents. En effet, si les failles de la symbolisation ont souvent été pointées du doigt pour expliquer la prégnance des agirs, il demeure que la référence à la phénoménologie, en particulier celle de Ricoeur, est plus inhabituelle chez les cliniciens d’orientation psychanalytique. Une illustration de la pertinence du récit de soi dans le travail clinique convaincra le lecteur de l’intérêt de telles assises théoriques, à l’heure où la question du récit en psychanalyse est de plus en plus d’actualité." Sophie Gilbert

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lundi 13 novembre 2017

LETTERiNA N°70 : Désapprendre

Letterina - Novembre 2017



SOMMAIRE

Liminaire, Marie-Hélène Pottier.
En psychanalyse : dé-apprendre pour un gai(n) de savoir, Serge Dziomba.

Cartel
Le cartel, lien à l’Autre, lieu de l’École, Hélène Bonnaud.
Que sais-je du cartel ? Que sais-je en cartel ? Récit d’une première expérience de cartel, Zoé Godefroy.

CPCT
Le transfert au CPCT, Fabien Grasser.
Présentation du CPCT-Rouen, Valérie Péra-Guillot.
Phénomène et structure du transfert. Du séminaire XI à l’algorithme du transfert, et retour, Eric Guillot.

Prendre la parole... et grandir
Clinique du tout-petit : prendre la parole, Laurence Morel.
La séparation des corps, Bernard Lecœur.
L’invention d’un dispositif pour que Maël puisse apprendre, Aliette Lombard de Buffières, Brigitte Martin, Laurence Morel.
Se séparer... et naître, Judith Couture.
Lieux d’accueil : il y a quelque chose à y jouer avec des accueillantes caméléons, Marie-Claude Sureau.
Comment la parole vient aux tout-petits ?, Angèle Terrier.

Autrement dit
La haine de l’autre, c’est la haine de soi. De quoi l’étranger est-il le nom ?, Lydie Lemercier-Gemptel.
Maya, Catherine Schvan.
Teddy, un jumeau au regard hors-norme, Fabrice Bourlez.
Inventer le sujet - petite histoire de la maison des petits inventeurs, Marie-Annick Dion.


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dimanche 12 novembre 2017

Catherine Chabert : Père ou mère ? Entre bisexualité psychique et différence des sexes

Erès - Novembre 2017


Entre le père et la mère, faut-il choisir ? Que l’on soit enfant, adolescent, adulte ou personne vieillissante, faut-il toujours privilégier l'un plutôt que l'autre, abandonner l'un au bénéfice de l'autre ?
La bisexualité, cette immense construction freudienne, est toujours aussi vivace. Elle ne signifie pas la confusion des sexes, elle signale l’existence des deux, masculin/féminin et leurs configurations à la fois singulières et plurielles. Sans préjuger des choix de la vie amoureuse, elle souligne la double référence, au masculin et au féminin, au père et à la mère, au sein de la psyché. À partir d’expériences cliniques originales et de réflexions théoriques fécondes, les auteurs affrontent l’éternelle question « Dis-moi qui tu préfères, ton père ou ta mère ? Qui aimes-tu le plus, elle ou lui ? ».

Catherine Chabert est professeur à l’université Paris 5, Laboratoire de psychologie clinique et de psychopathologie, psychanalyste, membre de l’APF.

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samedi 11 novembre 2017

Laurent Danon-Boileau : Le non-moi. Entre stupeur et symptôme

Gallimard - Novembre 2017 - Collection Connaissance de l'Inconscient


Le moi n'est pas cette part de soi-même sur laquelle on peut se reposer sans arrière-pensée. Le moi n'est pas, tant s'en faut, la raison même. En partie inconscient, il s'agite pour faire croire qu'il maîtrise ce qui lui échappe, si bien qu'entre le moi et un "non-moi" on ne sait pas toujours où on en est. Aussi Laurent Danon-Boileau décide-t-il d'aborder le moi par ses contours, et, comme c'est une ruse, il fait en sorte qu'on ne discerne bientôt plus s'il s'agit "du" moi, ou "de" moi : qu'est-ce qui, en bordant "le" moi, "me" définit ? L'auteur procède par chapitres non conclusifs, parfois par fragments : ce qui n'est pas moi "ne peut se dire que dans le divers et l'erratique". Et, comme il faut des prises sûres quand on éprouve que le propre d'un sujet, c'est le regard qu'il pose sur ce qui n'est pas lui - pour s'en émerveiller, s'en trouver réveillé, ou pour s'en offenser -, les contours décrits font appel à des connaissances et des pratiques affirmées et précises : en psychanalyse, en thérapie d'enfants autistes, en linguistique, en littérature. Cette nouvelle histoire du moi, décrite via ce qui n'est pas lui, s'adresse à qui attend des livres un compagnonnage solide et délicat. "Le moteur même de mon propos, écrit Laurent Danon-Boileau : la pensée du lecteur, avec tous ses méandres et digressions. Ce que j'en imagine me soutient et me tient constamment en dialogue". Quand le lecteur du livre ne se distingue plus du moi de l'auteur (ou de son non-moi)...

Laurent Danon-Boileau est agrégé d'anglais, docteur d'Etat en linguistique, professeur émérite à Paris-Descartes (acquisition et pathologie du langage de l'enfant), membre de la Société psychanalytique de Paris.

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vendredi 10 novembre 2017

Pierre Bruno : Qu'est-ce que rêver ?

Erès - Novembre 2017 - Collection : Point hors ligne


Qu’est-ce que rêver ? L’auteur entend apporter une réponse originale en questionnant l’interprétation du rêve, à la lumière de la découverte de Freud et de sa fondation par Lacan. Dès l’antiquité, un sens est reconnu au rêve, à condition que ce sens soit d’origine suprahumaine. Freud pose que la fonction du rêve est d’accomplir un souhait, mais pas de prédire l’avenir (point sur lequel Jung reste ambigu). De Freud à Lacan, une diérence existe quant à la conception du rêve. L’auteur de ce livre interprète de façon nouvelle ces deux positions sans les contredire. Il soutient que la déformation du rêve n’est pas seulement l’effet du refoulement. Elle a pour fonction d’émanciper le rêveur de son emprisonnement dans le langage, en usant d’une écriture (dite de rébus par Freud) qui implique que, contrairement au postulat du langage (considéré comme communication), les éléments de cette écriture n’ont pas de rapport avec la réalité des choses. Le rêve se découvre ainsi, quand il est interprété, être ce qui signe la distance entre le rêveur et son savoir en tant qu’issu de l’Autre.

Pierre Bruno est psychanalyste à Paris. Il est l’auteur de Lacan, passeur de Marx (érès, 2011) et Une psychanalyse : de rébus au rebut (érès, 2013). Il est membre de l'association de psychanalyse Jacques Lacan (APJL) et fait partie du comité de rédaction de la revue Psychanalyse.

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jeudi 9 novembre 2017

Psychologie Clinique 2017/2 n°44 : Écrire le cas

EDK, Groupe EDP Sciences - Novembre 2017


Ce numéro entend rouvrir une série de questions. Clinique : quel effet le passage par l’écriture at- il sur les cures ? Méthodologique : quel gain de connaissance peut-on espérer d’une telle opération ? Éthique : qu’a-t-on le droit de faire de ces traces ? Épistémologique : quelle valeur cognitive leur accorder ? Théorique : avec quels filtres interprétatifs les aborder ? Rhétorique et sémiotique : comment organiser l’écrit clinique de telle sorte qu’il trouve crédit dans le champ de la recherche ? La densité problématique de toute réflexion sur l’écriture du cas décourage habituellement plus qu’elle n’incite à affronter ces questions. Pourtant, l’impasse ne peut être faite sur la question de la fabrique du cas. Cette boîte noire doit être ouverte.

Ambitionnant d’affirmer et de problématiser jusqu’aux enjeux politiques de l’écriture du cas, ce numéro prend au sérieux la nécessaire ouverture à l’interdisciplinarité d’une telle réflexion sur nos écritures. Écrire le cas ne relève en effet pas du seul « espace théorique » de la recherche, mais constitue un acte à part entière, par l’incidence qu’il a sur la pratique clinique et sur la réception sociale de la psychanalyse. C’est pourquoi, il nous semblait pertinent de parier que les outils d’autres disciplines pouvaient éclairer la réflexivité psychanalytique sur ses pratiques d’écriture.

Page 5 à 11 : Laurie Laufer, Thomas Lepoutre, Guenaël Visentini - Présentation | Page 14 à 31 : Guenaël Visentini - D’une clinicographie psychanalytique | Page 34 à 45 : Dario Compagno - Dans la peau du loup. Une lecture sémiotique d’À partir de l’histoire d’une névrose infantile | Page 46 à 56 : Valentina Grossi - Entre transparence et opacité : l’écriture ethnographique en controverse | Page 57 à 70 : François Dosse - La singularité du « cas » dans l’opération historiographique | Page 72 à 85 : Thomas Lepoutre - Observation psychiatrique et récit psychanalytique : l’écriture du cas en question | Page 86 à 98 : Paul-Laurent Assoun - L’exemple comme la chose même. Le cas et son sujet | Page 99 à 114 : Thamy Ayouch - Écrire le cas. Du récit à la critique | Page 115 à 121 : Beatriz Santos - Les « certitudes inquiètes » du cas clinique | Page 124 à 132 : Guy Le Gaufey - À qui profitent les vignettes cliniques ? | Page 133 à 145 : Florent Gabarron-Garcia - En deçà du « cas ». L’écriture de l’analyse à l’épreuve de l’expérience analytique | Page 146 à 156 : Éva-Marie Golder - Les mains dans le cambouis. Le travail sur le trait du cas | Page 158 à 167 : Isabelle Blondiaux - À propos d’évaluation et d’éthique | Page 168 à 184 : Claude Wacjman - Contre une « politique » de l’autisme | Page 186 à 191 : Élisabeth Roudinesco, Jean-Jacques Moscovitz, Huo Datong, Olivier Douvile - Michel Guibal (1935-2017) | Page 192 à 204 : Karima Lazali, Alice Cherki, Olivier Douville - Nabile Farès | Page 205 à 270 : Claude Wacjman - Lectures.

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dimanche 5 novembre 2017

Pierre Malengreau : L’interprétation à L’oeuvre. Lire Lacan avec Ponge

Exhibitions International - Novembre 2017


Il y a des mots qui portent, et d’autres pas. C’est un fait clinique. Il n’est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. À quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L’appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C’est particulièrement sensible dans ses écrits sur l’art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d’interprétation est au cœur du dispositif analytique, avant même que l’on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l’expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.

Pierre Malengreau, psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse, est l’auteur de La práctica psicoanalítica y su orientación (Gredos, 2013) et co-auteur de Ce qui est opérant dans la cure (Erès, Prix Œdipe 2008). 

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samedi 4 novembre 2017

Marion M. Olinier : Histoire personnelle et trauma

Campagne première - Novembre 2017


Comment les événements traumatiques sont-ils intégrés psychiquement au monde ? À partir de son exploration psychanalytique du trauma, nourrie de son expérience personnelle et de son expérience psychanalytique hors du commun, Marion M. Oliner nous entraîne sur de nouveaux chemins pour comprendre le monde post-traumatique.
Elle présente dans une perspective à la fois clinique, théorique et historique, la manière dont un être peut survivre avec ses souvenirs et vivre avec le danger. Elle montre que la défense contre le trauma va à l’encontre du besoin de se rappeler le mal subi, et du besoin de haïr ceux qui l’ont infligé. Comment un monde qui survit à la destruction intérieure peut-il être retrouvé ? Comment le monde traumatique et post-traumatique s’organise-t- il ? Ces questions touchent au cœur de la clinique psychanalytique et résonnent avec notre époque.

Marion M. OLINER, est psychanalyste à New York, membre titulaire de l’IPA (International Psychoanalytic Association), et auteur d’ouvrages traduits dans de nombreuses langues. Plusieurs de ses articles ont été publiés dans la Revue française de psychanalyse.

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vendredi 3 novembre 2017

Laurence CROIX, Gérard POMMIER (dirs.) : Pour un regard neuf de la psychanalyse sur le genre et les parentalités

Erès - Novembre 2017


Les textes de cet ouvrage, signés de grands universitaires et praticiens, tentent de transmettre un discours analytique sur le genre et la famille dynamique qui soit vivant, actuel et ouvert sur l’avenir. Car la psychanalyse a un rôle subversif et libérateur qu’il importe de maintenir.

« La question du genre et de la parentalité a bouleversé notre société en profondeur. Le carcan de plusieurs millénaires de patriarcat monothéiste a cédé – non seulement dans les lois, mais dans les manières de vivre et de respirer enfin. Les positions de ‘père’ et de ‘mère’ ne sont pas liées au sexe anatomique, mais à des fonctions. Une mère console de son propre ravage. Un père est ce personnage douteux qui punit, que l’on voue aux gémonies, mais que l’on en aime pas moins à mort. Le seul critère de ces fonctions est l’amour, qu’un homme ou une femme veulent donner, et les familles patriarcales normopathes en sont souvent bien dépourvues, ultra pathogènes qu’elles sont.
Quant à la question du genre, elle aurait dû être limpide depuis longtemps, au moins depuis les thèses de Freud sur la bisexualité, dont il ne s’est jamais départi. Nous sommes divisés par plusieurs genres, et nous en choisissons un, selon notre histoire, non sans une certaine variabilité selon les âges de la vie, ou même les heures de la journée.
Sur ces questions essentielles, une majorité de psychanalystes a fermé les yeux : il est temps de les ouvrir. Le désir inconscient poursuit sa route. Les psychanalystes qui ne porteraient pas ‘un regard neuf’ sur ces réalités feraient de leur pratique la norme d’un temps révolu. » Gérard Pommier

Avec la participation de Thamy AYOUCH, Gabriel BALBO, Gisèle CHABOUDEZ, Laurie LAUFER, André MICHELS, Frédérique RIEDLIN, Ouriel ROSENBLUM, Beatriz SANTOS, Alain VANIER, Markos ZAFIROPOULOS

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jeudi 2 novembre 2017

Jean-Pierre Lebrun : De la maladie au malade. Psychanalyse et médecine dans la cité

Erès - Novembre 2017


A partir de sa place de psychanalyste, l’auteur interroge l’évolution de la médecine depuis qu’elle est devenue - pour le bonheur de tous – « scientifique » ; depuis qu’elle est passée, comme le disait Claude Bernard, d’un « art » de guérir » à une « science » de guérir. Et l’auteur d’ajouter : d’un art de guérir les « malades » à la science de guérir les « maladies ». Cet ouvrage est la réédition du premier ouvrage de Jean-Pierre Lebrun, De la maladie médicale, publié en Belgique en 1993, alors peu diffusé en France et épuisé depuis longtemps. Paru quelques années avant Un monde sans limite (érès, 1997) qui a marqué un tournant dans le monde analytique lacanien, De la maladie au malade constitue le socle à partir duquel l’auteur a développé sa pensée sur l’importance du lien social sur la subjectivité. Il y interroge les conséquences de l’évolution scientifique de la médecine jusqu’à mettre en évidence comment celle-ci s’est introduite dans les camps d’extermination. Aujourd’hui, le changement de société alors décrit par J.-P. Lebrun – l’horizontalité de singularité remplaçant la verticalité du monde d’hier – s’est considérablement amplifié. Il était important d’en actualiser les enjeux dans une postface conséquente.

Jean-Pierre Lebrun est psychiatre, psychanalyste à Namur et Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages chez érès dont Un monde sans limite (1997 rééd en poche en 2009), L’altérité est dans la langue (avec Nicole Malinconi, 2015) ou dernièrement Une parole pour grandir (avec le Jardin couvert, 2017). Il est également directeur de trois collections aux éditions érès : Humus, Psychanalyse et écriture, et Singulier-pluriel.

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