samedi 31 mars 2018

Michel Bousseyroux : La "réson" depuis Lacan

Editions Stilus - Mars 2018 - Collection : Nouages


Réson : Francis Ponge invente ce néologisme pour dire de Malherbe qu’il « ne raisonne pas, à beaucoup près, autant qu’il ne résonne. Il fait vibrer la raison». Et, pour être plus précis : « Mais cette raison, qu’est-ce, sinon plus exactement la réson, le résonnement de la parole tendue, de la lyre tendue à l’extrême.» N’est-ce pas ce que fait résonner dans le théâtre de La Fenice de Venise l’immense bande de Möbius qu’y a suspendue au cintre l’artiste japonaise Mariko Mori pour la représentation, en 2013, de Madame Butterfly de Giacomo Puccini?​
Telle est la réson depuis Lacan : c’est la réson de la parole tendue au prix du réel. Une psychanalyse lacanienne se reconnaît à ce que le discours de la réson y fait résonner juste chaque parole. Psychanalyser, c’est faire sonner lalangue pour que s’entende sa réson. Il faut que l’analyste-Orphée tende l’à-lire. Il faut, pour toi qui parle, qu’il tende à l’extrême la lyre de ce qui, de l’inconscient, est à lire – est ta lyre ! -, pour que son réel te sonne, te rende réson – pas ta raison d’être, ta réson d’exister d’un dire ! 
Il sera question dans ce livre de sexe et de nœud, du troisième joueur qu’est le sexe dans le jeu de l’analyse et qui va de concert avec le quatuor à cordes du symptôme.

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