dimanche 14 novembre 2021

Cliniques méditerranéennes 2021/2 (n° 104) : Clinique et enfermement ?

 Erès - Octobre 2021


Page 5 à 8 : Giorgia Tiscini, Thierry Lamote et Laurie Laufer - Argument | Page 9 à 18 : Alexandra Escobar Puche - De l’enfermement à l’internement par contrainte subjective : de quel enfermement s’agit-il pour un jeune ? | Page 19 à 29 : Chalva Maminachvili - La vie psychique et sociale des adolescents détenus. L’anthropologie clinique de l’incarcération des mineurs | Page 31 à 42 : Giorgia Tiscini et Léa Kalaora - Clinique en milieu carcéral, entre crime et peine | Page 43 à 59 : Adrien Cascarino et Pablo Votadoro - Le cutter contre le marteau : la scarification comme pratique subversive | Page 61 à 75 : Christina Alexopoulos-de Girard - Entre exil, violence et emprisonnement : travail clinique auprès de personnes migrantes confrontées à l’expérience de la réclusion avant, pendant et après leurs pérégrinations | Page 77 à 90 : Jonathan Nicolas - Le suivi SPIP : contrôle social et clinique en bordure | Page 91 à 100 : Marion Figarol - L’objet en ergothérapie comme surface d’inscription | Page 101 à 111 : Manuela Mazzola - Fabrique des hôpitaux-prisons | Page 113 à 127 : Nathalie Longuet - La folie incarcérée | Page 129 à 143 : Natacha Chetcuti-Osorovitz - Impossible auteure, impossible victime : récit de soi dans le procédé d’exécution de peine | Page 145 à 156 : Paula Saules Ignacio - Normalisation et singularisation dans les institutions : pour une clinique non enfermée | Page 157 à 167 : Victor Martine Lina - Étude clinique auprès de personnes incarcérées pour faits de violence dans un contexte social issu du système colonial esclavagiste racialisé. Quels rapports possibles avec les enjeux de la postmodernité ? | Page 169 à 181 : Mathieu Moreau et Rosa Caron - Blackout alcoolique et défaut d’inscription psychique, l’exemple clinique de Bertrand | Page 183 à 195 : Sébastien Lamotte et François Pommier - Des hommes sous influence : de quelques problématiques de chemsexeurs homosexuels et séropositifs | Page 197 à 210 : Lila Mitsopoulou - La photographie comme objet médiateur et le jeu | Page 211 à 223 : Mireille Guittonneau-Bertholet - L’encoprésie, une lutte à corps perdu | Page 225 à 232 : Stévan Le Corre - L’enveloppe du sommeil, habitat du rêve | Page 233 à 245 : Filippo Dellanoce - Travail du rêve et mise en figure | Page 247 à 261 : Florian Houssier - Freud et ses doubles. L’adolescence et son après-coup | Page 263 à 273 : Laurent Combres - De La tempête à Une tempête : le tour de force de Césaire | Page 275 à 287 : Anne Juranville, Dina Germanos Besson, Luiz Eduardo Prado de Oliveira, Valérie Blanc, Simon Perrot, Nicolas Saint Eve et Colette Rigaud - Présentation d'ouvrages.

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jeudi 11 novembre 2021

Quarto n°128 : Il n'y a pas de mot pour le dire

 Revue Quarto - Novembre 2021


On choisit, pense-t-on, de parler la langue que l’on parle. « En fait, on ne fait que s’imaginer la choisir. […] c’est que cette langue, en fin de compte, on la crée. […] On crée une langue pour autant qu’à tout instant on lui donne un sens, […] un petit coup de pouce, sans quoi la langue ne serait pas vivante. [1] » Ce petit coup de pouce, qui force un mot à signifier un peu autre chose que d’habitude, parce qu’il rend la langue vivante, est bel et bien réel [2].

Dans la rencontre contingente avec la jouissance, chacun fait l’épreuve qu’il n’y a pas de mot pour le dire. Il lui faudra forcer la langue commune, lui donner un petit coup de pouce pour qu’elle accueille la trace de ce qui a eu lieu. La lettre est le mémorial de l’impossible à dire ce qui a lieu dans la rencontre avec la jouissance. Elle note le trou, la rature, elle désigne la trace d’une absence de signification. Elle note aussi le savoir qui s’en dépose, une fois recueillis et sériés les achoppements de la parole dans une psychanalyse. Nous renvoyons à ce propos à cette très éclairante Conférence d’Éric Laurent et à sa discussion que nous publions en fin de ce numéro [3].

En début de publication, nous reprenons l’ensemble des interventions, et leur discussion, à la dernière Question d’École sur lefake [4]. Laurent Dupont annonçait dans son argument préparatoire qu’il y serait question du statut de la vérité et de ses paradoxes à l’heure du fake [5].

« Je dis toujours la vérité : pas toute, disait Lacan, parce que toute la dire, on n’y arrive pas. La dire toute, c’est impossible matériellement : les mots y manquent. C’est même par cet impossible que la vérité tient au réel. [6] »

La vérité tient au réel, parce qu’elle achoppe à le dire. À faire sens, elle ne peut que mentir sur l’impossible à dire. Il reste que l’indicible, le hors-sens de la jouissance, insiste et se manifeste entre les lignes, il rompt la communication. C’est ce dont on fait l’épreuve dans une analyse.

À l’opposé, le fake prétend dire toute la vérité, le vrai sur le vrai, sans reste. Il réduit la vérité à son énoncé tautologique, précisait Laurent Dupont [7]. Il procède de la sorte, disait Anaëlle Lebovits-Quenehen [8], d’une forclusion du réel. Voilà quelques perles prélevées de cette formidable Question d’École. Vous en découvrirez bien d’autres à la lecture.

Sous ce titre, Lorsque le rêve ne prête plus à l’interprétation, nous reprenons une Soirée de la passe consacrée aux rêves de fin d’analyse. Et là, on ne peut que le constater : on ne cherche plus à donner sens aux rêves. On constate que les rêves constatent, et on s’en satisfait. Reste ensuite, pour en témoigner, à hystoriser ce qui s’est passé, non sans ce petit recul pris par rapport aux moires de la vérité.

Enfin, deux textes de ce numéro font retour sur la traversée du fantasme et le désir de l’analyste. Ils procèdent à une étude minutieuse des textes de Lacan à ce propos, tout en prenant la perspective de de son dernier enseignement.

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dimanche 7 novembre 2021

Cliniques 2021/2 (N° 22) : Le symptôme : un allié ?

 Erès - Novembre 2021


Le symptôme est un signe, qu’il se manifeste dans le corps, la psyché ou des comportements pathologiques. C’est parfois un message adressé à l’autre, appelant une réponse ou suscitant une réaction. C’est aussi une tentative de solution pour concilier l’inconciliable, désir et interdit par exemple, ou bien narcissisme et lien aux objets d’attachement. Aussi destructeur soit-il – angoisse, mélancolie, délire par exemple – le symptôme peut être entendu comme une tentative de défense contre des angoisses plus menaçantes encore, impensables. Heureusement il y a des soulagements rapides mais parfois le répit peut être de courte durée. Un traitement très ciblé sur un symptôme précis laisse parfois le champ à d’autres manifestations psychopathologiques qui prennent le relai. Alors pourquoi ne pas se saisir du symptôme comme d’un allié ? Ne pas être indifférent à la souffrance qu’il exprime et qu’il génère, tout en se saisissant de ce qu’il essaie de mettre en forme plus ou moins à l’insu du patient ? Les institutions de soin psychique visent forcément un mieux-être pour les patients qu’elles accueillent et celui-ci peut être durable si le symptôme livre la part de sens qu’il recèle dans le parcours de vie de chacun.

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Serge Didelet : Abécédaire provisoire de psychothérapie institutionelle. La boite à outils du Dr Oury

 L'Harmattan - Novembre 2021


Cet ouvrage est la transmission d'un héritage, légué par le docteur Jean Oury, médecin-directeur de la Clinique de La Borde de 1953 à 2014 et un des principaux acteurs de la psychothérapie institutionnelle. L'auteur invite le lecteur à s'immerger « dans cette modeste contribution à ce qui devrait être le souci majeur de tout praticien : tracer chaque jour son champ d'action, redéfinir ses outils, ses concepts, lutter contre sa propre nocivité afin de préserver ce domaine toujours menacé : l'éthique ». Cet abécédaire provisoire de psychothérapie institutionnelle a sa place dans toutes les écoles d'éducateurs.

Serge Didelet, avant d'être psychanalyste, fut durant trois décennies un travailleur social impliqué par l'éducation des plus jeunes. Membre de l'association l'@Psychanalyse, il intervient également sur site comme superviseur d'équipes, formateur, et conférencier.

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lundi 25 octobre 2021

Évelyne Larguèche : L’Injure. La blessure du Moi

 In Press - Octobre 2021


L’injure, chacun en a l’expérience. Si on a eu le malheur d’en être l’objet, le souvenir seul nous trouble. Si on a eu l’occasion d’en être l’acteur, on le raconte et on s’en félicite. Si on en a ri, n’étant ni l’objet ni l’acteur, on en rit encore. Mais l’acte d’injurier, quel est-il dans la situation réelle où il se produit et non dans des recueils où il est raconté ? Quels en sont les procédés, et dans quelles conditions y a-t-il injure ? Pourquoi l’injure surgit-elle ?
L’injure est un scénario qui se joue à trois et non à deux. Pour blesser ou vaincre l’autre, on se doit d’obtenir la complicité d’un tiers. Qu’est-ce qu’être injurié, être blessé ? Métaphore bien sûr, puisqu’il s’agit du Moi, cet amour-propre d’un autre siècle, à propos duquel la psychanalyse a eu son mot à dire. Mais en quoi consiste la blessure ? La comprendre force peut-être à renverser la perspective : de celui qui est blessé à celui qui blesse, à l’aune d’un Moi qui se défend.

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dimanche 24 octobre 2021

Darian Leader : Relire Le petit Hans

Nouvelle du Champ Lacanien - Août 2021


Plutôt que de répéter nos explications un peu éculées du cas du petit Hans, comme pour une leçon récitée par cÅ“ur, que pouvons-nous apprendre des documents les plus récents des archives de Freud et du travail des historiens ? Comment cela infléchit-il la lecture du cas par Lacan et quelles nouvelles perspectives cela ouvre-t-il ? Plutôt qu'un récit style Disney, nous découvrons une image beaucoup plus sombre qui nous permet de voir la phobie de Hans sous un angle différent et de soulever certaines questions sur la logique Oedipienne et la nature des fonctions symboliques.

Darian Leader est psychanalyste et membre du Centre for Freudian Analysis and Research, et du College of Psychoananlysts-UK. 

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samedi 23 octobre 2021

Le Carnet PSY 2021/7 (N° 246) : La crise de la pédopsychiatrie

 Carnet Psy - Octobre 2021


Page 4 : Manuelle Missonnier - Carnet Psy, une revue pas comme les autres | Page 5 : Kevin Hiridjee - Le mandat de Carnet Psy | Page 6 à 15 : Bernard Golse - « La question du lien est au centre de mes préoccupations » | Page 16 à 24 : Bloc-notes | Page 25 : Simone Korff-Sausse - « Cerisiers en fleurs » de Damien Hirst | Page 26 à 37 : Pierre Delion - Psychothérapie institutionnelle et psychiatrie de secteur | Page 38 à 40 : Clotilde Leguil - « Cette série a le mérite de démocratiser l’expérience de l’analyse » | Page 41 à 43 : Maurice Corcos - Winnicott parle à mon inconscient.

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